Deux jours au Grand Bo’

5 heures de voiture et quelques balistos pour arriver jusqu’au charmant village de montagne du Grand-Bornand (1 000m, « Le Grand Bo’ pour les intimes ;)). Facile d’accès (mais nous y sommes allés hors-période), nous avons rejoint le centre du village par une suite de lacets nichés au pied des montagnes : c’est beau, ça tourne, ça monte au milieu de l’eau, des arbres, des géants de roche. Vous l’aurez compris : on adore ça !

Nous sommes le 29 avril, c’est la Journée Nationale de la Déportation. Nous prenons place sur la terrasse d’un restaurant, sirotons une petite bière devant le discours honorifique du maire du village, puis une fanfare nous joue la Marseillaise sur fond de sommets enneigés.

Après une « assiette Rebloch’ », nous voilà en route jusqu’au parking de la station (1 300m). Une fois là-haut, c’est un autre panorama que nous offre la chaîne des Aravis : quel spectacle ! Le ciel s’ennuage, mais les rayons d’un soleil printanier sont vifs et parviennent tout de même à faire reluire les cimes.

La neige, d’une blancheur presque aveuglante, semble étouffer le chant des sommets, cacher partiellement leur beauté, leurs secrets, sous son épais manteau. Un vent tiède balaie les sapins, un coup de crème solaire, et c’est parti ! Nous rencontrons les premiers névés au bout de quelques minutes de marche seulement, mais n’avons aucun mal à les contourner pour rejoindre le sentier.

Une heure et quelques bains de pieds plus tard, nous devons nous l’avouer : sans matériel, il est difficile d’aller au-delà des 1 600m, les couches de neiges sont encore trop importantes et nous obligent à improviser un nouvel itinéraire.

Ainsi nous marchons au travers des forêts et flans de montagne, là où le sol nous le permet. Nous prenons quelques sentiers sur une centaine de mètres, parfois moins, où des arbres, déchirés de leurs racines, s’étalent en travers ou demeurent suspendus aux branches d’un autre.

Cette petite parenthèse d’aventure se termine au bout de deux heures : nous avons bien profité de la vue, mais le ciel commence à se couvrir de masses nuageuses sombres et épaisses, il est temps de retrouver la voiture.

Une fois de retour au village, nous nous accordons une petite pause au bord du Borne (cours d’eau qui serpente dans la vallée et les villages environnants). Une balade agréable à faire en longeant la lisière, d’un côté comme de l’autre, et l’occasion de découvrir un mélange d’art et de culture autour de notre amie la vache !

Puis c’était l’heure du goûter 🙂 ! Je vous conseille la croix de Savoie (crème pâtissière / pralines) ou la paillette aux myrtilles…
Notre balade s’est poursuivie dans les jolies petites rues, la visite de quelques magasins de spécialités locales, et enfin, avons profité d’un coucher de soleil (masqué par les nuages, certes) autour d’une bonne tartiflette sur la terrasse du restaurant « La pointe Percée ».

7h, lever de soleil sur la chaîne des Aravis : un vrai régal, un beau spectacle ! Les premières lumières sur les pointes, la poudreuse remuée par le vent, comme stagnant dans l’air frais des sommets, une brume matinale s’échappant des profondes forêts de hauts arbres… tout ce qu’on aime !

Il était déjà temps pour nous de quitter la montagne, la neige et les sommets pour retrouver la platitude de notre région natale ; heureusement, nous avons d’autres choses ;).

Au fait, nous avons goûté la croziflette : c’est génial !

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